Archive for the Cinéma Category

Ciné ~ Février

Posted in Cinéma on 16 février 2011 by mickasim

Les films que vous devez voir:

Le discours d’un roi de Tom Hooper (The King’s speech)

Angleterre 1934, le Duc York, fils du Roi Georges V, est en proie à de gros problèmes d’élocution. Avec l’aide de sa femme et d’un thérapeute Australo-Shakespearien il va tenter de surmonter son handicap, pour sauver sa dignité et accessoirement, sa Nation.

Je ne ferai pas, de mon côté, de long discours. Allez voir ce film. Si toute l’Histoire pouvait être raconté par ce bout de lorgnette passionnant, on courrait vite reprendre des cours en fac.

Allez, ça va allez Bertie: J’inspire, Shakespeare.


Les films que je vous invite à voir:

We want sex equality de Nigel Cole

1968, banlieue de Londres, 5000 ouvriers travaillent dans l’ une des usines du fabricant automobile américain Ford. Parmi eux… Elles ! 187 ouvrières qui ont un salaire bien inférieur à celui de leurs collègues masculins. Rita, l’une d’elle, décide de prendre la tête de la fronde féminine. Le film est inspiré de faits réels.

A ma gauche, Rita, 1m60, 45 kg, petite brunette têtue. A ma droite, quelques mâles patrons et cadres, bousculés. Et au milieu, des syndicats bien embarrassés. Gong, le combat peut commencer. Le film a choisi le parti-pris de la comédie et de l’émotion, ce qui colle assez bien à l’époque traitée, je trouve. Malgré la condition ouvrière difficile, on sent une certaine insouciance (plaisir d’aller danser, de se retrouver au travail et l’équipement en bien de consommation est vue comme un progrès) et un souffle liés aux combats de la fin des années 60 (émancipation des femmes, meilleures conditions de travail). Le film touche un point intéressant et sensible quand arrive le moment où les femmes ont besoin du soutien des dirigeants masculins des syndicats (aucune femme n’en fait parti). Là ça semble coincer un peu. Au final donc, malgré quelques facilités, l’attachement pour les personnages (grâce au talent des comédiens principaux) et l’humour l’emportent. Quant à savoir si l’égalité de salaire entre hommes et femmes est un combat gagné (?) J’en suis pas bien sûr… Sortie le 9 Mars (vu en avant-première).

La permission de minuit de Delphine Gleize


Romain, 13 ans, atteint d’une maladie orpheline incurable est suivi depuis l’age de 2 ans par David, Professeur en dermatologie à l’hôpital, passionné par son travail. Leur relation va au-delà du lien médecin-patient, mais une décision du médecin va venir bousculer ce lien.

La maladie. Sujet terriblement casse-gueule au cinéma. On peut vite partir dans le pathos et prendre en otage le spectateur (cf « les petits mouchoirs », sa scène finale et sa promo où on vous disait, « attention vous allez pleurer ! » Et si on pleure pas, on est quoi, une personne sans coeur ?) La réalisatrice a évité le piège en mêlant émotion et réflexion. Le film sort le 2 mars (vu en avant-première).

Les femmes du 6ème étage de Philippe le Guay

True Grit de Ethan & Joel Cohen

 

Ciné ~ Janvier

Posted in Cinéma on 31 janvier 2011 by mickasim

Principe:

1. Je classe les films: Vous devez voir, je vous invite à voir, vous pouvez voir, vous pouvez éviter de voir.

2. J’illustre par une photo.

3. Je raconte un peu le début de l’histoire.

4. Je donne quelques impressions.

5. Je ponctue par un trait d’esprit ou une saillie drolatique, un jeu de mots dans le pire des cas.

 

Les films que vous devez voir:

Bright Star de Jane Campion

Londres, 1818. John Keats est un jeune poète de 23 ans, sans argent. Il est hébergé par son ami  Brown, poète comme lui, auprès duquel il travaille sur son oeuvre et tente de s’occuper de son jeune frère malade. Malgré un premier contact assez froid, Keats et sa voisine Fanny Brawne, une jeune femme indépendante et de milieu social plus élevé, entament une liaison amoureuse.

Visuellement de toute beauté. D’une grande richesse de thèmes. Jane Campion trace un magnifique portrait de femme. Elle filme la transmission (la façon dont la petite soeur suit la grande est magnifique) elle filme la beauté de faire (broder, écrire) elle filme la naissance des sentiments et rend hommage à la poésie romantique qui prenait alors tout son sens dans un contexte de pauvreté, de précarité.

 

The Ghost Writer de Roman Polanski

Un jeune écrivain (Ewan Mc Gregor) est recruté pour terminer d’urgence la biographie « autorisée » d’un ex-premier ministre anglais, Adam Lang (Pierce Brosnan). Le premier auteur vient d’être découvert noyé sur une plage toute proche de la villa où l’homme politique vit avec sa femme, son assistante et son staff. En arrivant dans la villa, le nouveau « nègre » (ghost writer) découvre une ambiance de secret et de tension. Une autre découverte va vite le pousser dans les pas de son prédécesseur…

Brillant suspens dans un climat étrange que la musique d’Alexandre Desplat renforce à merveille. On ne sait jamais si ce qu’on voit n’est pas un rêve. Que font donc ses jardiniers à balayer dans la bourrasque ?

T’as le bonjour d’Alfred (H).

 

Les films que je vous invite à aller voir:

Un balcon sur la mer de Nicole Garcia

Marc Palestro (Jean Dujardin) est agent immobilier dans le sud de la France. Marié et père de 2 enfants. Lors d’une vente, il croise une jeune femme (Marie-José Croze). Il reconnait en elle la jeune fille avec laquelle il avait partagé une partie de son enfance, à Oran, juste avant de quitter l’Algérie en 1962. Ils passent une nuit ensemble. Marc croit avoir retrouvé son amour d’enfance…

La force et l’intérêt du film est de vite laisser de côté le thriller potentiel pour suivre le trouble d’un homme confronté à ses souvenirs d’enfance.

Oran en emporte le temps …


Poupoupidou de Gérald Hustache-Mathieu

David Rousseau (Jean-Paul Rouve) est un auteur de romans policiers à succès. En manque d’inspiration, il arrive à Mouthe, village reculé et glacial du Doubs près duquel vient d’être découvert le corps sans vie de Candice Lecoeur (Sophie Quinton), populaire mannequin locale. La gendarmerie conclut au suicide. L’écrivain, de son côté, se découvre rapidement une âme de détective. La lecture des journaux intimes l’entraine sur les traces de celle dont le destin semble se confondre avec celui de Marylin Monroe.

Film original à l’ambiance Fargesque (se dit d’un film rempli de neige). Jean-Paul Rouve a la tête renfrognée des mauvais jours, donc la bonne. Une pépite musicale en prime, la reprise de California Dream par José Feliciano. S’il vous plait, ne racontez pas la fin…

Chut your Mouthe !


Les films que vous pouvez voir:

The Green Hornet de Michel Gondry

Brit Reid est le fils du magnat de la presse locale. Il passe ses nuits en boite de nuit. A la mort de son père avec lequel il était en conflit,  il hérite de la direction de son journal et rencontre peu après son Majordome, Kato. Leur amitié naissante et un concours de circonstances vont transformer ce duo de potaches en Super Héros approximatifs confrontés à la mafia de la ville.

Un film de Super Héros au deuxième degré, réalisé au premier avec des trouvailles visuelles réjouissantes.

To be Hornet to be ?


L’illusionniste de Sylvain Chomet

Un magicien parisien (Tati) sans succès part tenter sa chance en Écosse. Il croise une jeune femme de chambre qu’il prend sous son aile…

Les illustrations magnifiques et quelques gags ne parviennent pas à faire oublier le côté désuet du film et le sentiment de tristesse qui vous accable tout au long du film.

Le désilusionniste ?


Les films que vous pouvez éviter:

Au-delà de Clint Eastwood

Paris: Marie Lelay (Cécile de France), de retour à Paris après être sortie vivante du Tsunami en Thailande, n’est plus la même. Elle a vu la mort de près. Londres: Le petit Marcus perd son jumeau dans un accident. Il cherche bientôt le moyen de reprendre « contact » avec lui. San-Fransisco: George Lonegan (Matt Damon) a le don d’entrer en « communication » avec les morts, mais il a renoncé à l’exercer. Ces trois personnages vont finir par se croiser.

Clint Eastwood sait filmer avec pudeur et talent. La première séquence vous embarque. Mais vite l’ennui reprend le dessus. La musique est omniprésente, les scènes parisiennes sonnent faux.

En-deçà…